
Encore une fois, nous avons évité le camping et atterri dans le plus bel hôtel de Copiapo. Même par terre, ce sera toujours plus confortable que sous la tente par une nuit glaciale. L’hôtel est parfait, avec ses bungalows entourant une belle piscine. Un café por favor…
Je ne pensais pas être addict à ce point. Un bon expresso, c’est peut-être ce qui me manque le plus depuis le départ. Hormis dans le stand Mitsubishi, impossible de dégoter un vrai petit noir. Ce matin encore, malgré le standing de l’hôtel, c’est eau chaude et Nescafé… Il paraît qu’au centre de Copiapo, le Columbia Bar sert le meilleur café du monde, venu tout droit de Colombie.
Il fait frais dans l’Atacama au lever du jour et on supporte même une petite laine jusqu’à midi. C’est le désert le plus sec du globe, pas le plus chaud… Comme la veille, une brume épaisse envahit les cimes des montagnes environnantes, retardant le départ de la spéciale de près de trois heures.
Petit footing matinal le long de la Panaméricaine, du km 813 à 808 très exactement, à Copiapo. Je longe un site minier avec d’énormes engins de génie civil, avant d’entrer dans Copiapo au milieu de quelques chiens errants aux réactions imprévisibles, puis de retourner à l’hôtel. Et zut, je n’ai plus pensé au Columbia Bar…
C’est notre seconde journée aux portes de l’Atacama, ce désert de pierre, de sable et de sel qui s’étend jusqu’au Pérou, un univers minéral qui ressemble à la planète Mars. A tel point que c’est ici que la NASA a mis au point de petits véhicules pour sa mission vers la planète rouge.
Quelques prises de vue du dernier James Bond, The Quantum of Solace, ont été tournées là, entre deux expéditions scientifiques chargées de l’étude des météorites. Et oui, dans l’Atacama, les pierres ne font pas que pousser, elles tombent aussi du ciel !
Ce soir, nous allons quitter l’Atacama pour l’Argentine en bus, via le Paso San Francisco à quelque 4700 m, soit à peu près l’altitude du Mont-Blanc. Dommage, on devrait voyager de nuit.
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