lundi 12 janvier 2009

Lundi 12 janvier 2009


Une petite bruine humidifie La Serena avant les grosses chaleurs de la mi-journée, une sorte de clim’ naturelle offerte par le Pacifique. Aujourd'hui, la brume est suffisamment épaisse pour retarder les vols vers Copiapo.

Entre La Serena et Copiapo, 350 km plus au nord, nous survolons des montagnes arides, dépourvues de toute végétation. On passe au-dessus des plus grands observatoires astronomiques du monde, installés ici dans les années 80 pour fuir la lumière des villes et trouver un ciel étoilé toute l’année. Ici, il pleut en moyenne 12 mm par an ! Dans ces années-là, les reportages dans les magazines d’astronomie faisait rêver l’amateur que j’étais, transis de froid derrière son petit télescope fabriqué maison. Le Chili et l’Atacama me paraissaient si loin…

Copiapo vit grâce aux mines de cuivre et d’argent. Vu du ciel, on aperçoit d’énormes sites d’extraction. Ici, tout n’est que sable, cailloux, poussière et soleil de feu. L’endroit est relativement inhospitalier. Nous sommes aux portes du désert de l’Atacama, le plus aride au monde, dans lequel vont s’élancer les concurrents demain. Courage à eux.

Le bivouac est planté au milieu de nulle part, au cœur d’un immense cirque formé par des montagnes pelées dont la couleur varie de l’ocre au brun foncé en fonction de l’éclairage. Le soleil cogne et n’épargne pas le moindre cm² de peau non protégée. Le vent, omniprésent, est encore plus traitre et assèche notre épiderme, comme celui des montagnes. Ce soir et demain soir, ce sera sans doute camping au bivouac. Le parc hôtelier de Copiapo, même s’il fait bonne figure, ne peut pas accueillir toute la caravane du rallye ; seules deux chambres ont pu être réservées et nous sommes cinq…

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